Humeur

Les déboires d’une maman qui travaille à la maison

J’ai beaucoup de chance, je travaille depuis chez moi et à peu près à mon rythme. J’ai des deadlines très courtes, mais je gère le temps qui m’est imparti comme je l’entends. Lorsqu’il a fallu que je m’y remette après la naissance de mon fils, nous avons convenu avec la crèche qu’il irait de 9h à 17h. J’ai donc moi aussi modulé mes horaires de travail (disons que je n’en avais pas vraiment avant, j’en faisais un peu par ci et beaucoup par là) et je « squeeze » mon travail sur 8 h – pas simple parfois. J’ai donc la chance de pouvoir passer au moins 6h par jour avec mon fils. Et j’ai bien conscience que ce n’est pas le cas de tout le monde (mon mari en premier).

Petit A est un lève tôt, 6h (dur dur pour nous, surtout le week-end) donc le matin, lui et moi, nous prenons notre temps. Mais ce matin, j’étais un peu pressée : un travail à rendre bien avancé mais qui réclame néanmoins les 8h que j’ai de liberté dans la journée. Donc dans la demi heure qui a précédé le départ à la crèche, j’ai un peu bousculé l’emploi du temps de Petit A. J’ai précipité l’habillage, le changement de la couche, tout ça tout ça et comme ça n’allait pas assez vite pour moi, je me suis énervée.

Il y a eu des haussements de ton (moi), des pleurs (lui). Et tout ce que j’ ai gagné, c’est un petit garçon qui est arrivé chafouin à la crèche, pas très heureux que sa maman le laisse pour la journée.

Et moi, je suis rentrée seule, un peu triste aussi, pour retrouver mon ordinateur devant lequel j’allais passer 8h. Je me demande à cette heure-ci si j’ai bien réagi ? Est-ce que j’ai bien fait de le presser un peu ? Est-il bien nécessaire qu’il apprenne maintenant que les contraintes horaires existent ? Si c’était moi qui m’étais adaptée à ses besoins à lui, est-ce que les choses ne se seraient pas mieux passées ? En m’y prenant plus tôt, il n’y aurait sûrement pas eu d’histoire et nous nous serions quittés dans la bonne humeur.

Des questions que je me pose régulièrement, sans être sûre qu’il y ait une bonne réponse.

Certains jours, je me dis que si j’avais des collègues de travail pour me faire oublier ce genre de mauvais moments, les choses seraient plus faciles et je ne passerais pas ma journée à y repenser.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s