Blabla·Screen

1990, 2007, 2013, 2016

Alors depuis que je me suis lancé le défi de regarder tous les films ayant reçu l’oscar du meilleur film depuis mon année de naissance (1980), voilà où j’en suis :

Miss Daisy et son chauffeur (meilleur film 1990)

À la fin des années 1940, miss Daisy, une vieille dame juive vivant à Atlanta en Géorgie, institutrice à la retraite, se retrouve dans l’incapacité de conduire sans endommager sa voiture.

Son fils, Boolie, patron d’une filature de coton, décide d’embaucher un chauffeur pour sa mère. Hoke, un homme noir chrétien d’une cinquantaine d’années, doux et sympathique, postule pour le poste et l’obtient. Néanmoins, Boolie prévient Hoke qu’il restera sous son autorité afin de lui éviter d’être congédié pour une raison même futile par sa mère, une femme au caractère acariâtre. Au fil du temps, le chauffeur parvient à apprivoiser sa patronne, et c’est ainsi que va se tisser une amitié qui durera 25 ans.

Lorsque miss Daisy devient sénile, elle est placée dans une maison de retraite. Hoke lui rend visite de temps en temps.

Je ne suis pas très douée pour faire une critique de film, donc je ne m’étendrais pas trop, mais disons que je n’ai pas bien compris l’intérêt de ce film. Peut-être les acteurs sont-ils formidables (malheureusement je l’ai vu en VF, ce qui a sans doute faussé la donne), l’histoire aussi, mais moi, ça ne m’a pas touchée. Voire, je ne comprends pas qu’il ait gagné contre Le Cercle des poètes disparus. C’était malheureusement très plat, mais je n’ai pas l’impression pour autant d’avoir perdu 1h40 de ma vie.

No Country for old men (meilleur film 2007)

Texas, 1980. Alors qu’il chasse près de la frontière du Mexique, Llewelyn Moss (Josh Brolin) découvre par hasard les cadavres d’une bande de trafiquants de drogue et une mallette contenant deux millions de dollars dont il s’empare. Il se retrouve poursuivi par Anton Chigurh (Javier Bardem), un tueur à gages psychopathe engagé initialement pour récupérer l’argent, et le shérif Bell (Tommy Lee Jones), un homme vieillissant et désabusé…

Ou comme l’ont intitulé les canadiens Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme (avec l’accent, siou plaît). Je l’ai vu il y a un mois environ et bien que j’ai le souvenir d’avoir aimé, je ne me souviens pas de grand chose de plus… Mis à part que c’était globalement froid comme film. En tout cas, même s’il est vague, le souvenir n’est pas désagréable.

Argo (meilleur film 2013)

En 1979, un responsable de la CIA charge un agent de libérer des diplomates américains réfugiés à l’ambassade du Canada à Téhéran, Iran, à la suite de la prise de l’ambassade américaine dans ce pays (cf. « crise iranienne des otages »). Il monte de toutes pièces un projet de film, faisant passer les diplomates pour les membres d’une équipe de tournage venue faire des repérages pour un film de science-fiction intitulé Argo.

Voilà un film que j’ai regretté de ne pas avoir vu plus tôt. Le sujet ne m’emballait pas à la base. J’avais peur que ce soit un film trop politique ou qui parle trop de guerre, ou des problèmes au Moyen-Orient. Et au final, je m’étais trompée. C’était prenant, passionnant, j’ai eu mal au bide jusqu’au dernier moment.

Spotlight (meilleur film 2016)

En 2001, le Boston Globe voit ses chiffres de vente chuter légèrement. Le nouveau rédacteur en chef, Marty Baron, décide de relancer le journal avec une affaire d’envergure : plusieurs prêtres dans leur ville ont été accusés d’avoir abusé sexuellement d’enfants et s’en sont tirés sans qu’il y ait de poursuites. Baron charge l’équipe Spotlight – une équipe spécialisée dans le journalisme d’investigation – d’enquêter sur ces prêtres et de prouver non seulement leur culpabilité mais aussi que leur supérieur, le cardinal Bernard Law, et les plus hautes instances de l’Église catholique étaient au courant et ont étouffé l’affaire à chaque fois par la corruption ou les menaces.

Grâce à l’aide éclairée de Mitchell Garabedian, un avocat qui a essayé plusieurs fois de révéler la vérité sur l’Église, l’équipe Spotlight, dirigée par Walter Robinson, va enquêter pendant des mois sur l’affaire et découvrir que non seulement l’Église a étouffé chacune de ces affaires en utilisant les services d’avocats véreux qui ont négocié de grosses indemnités avec les parents des enfants abusés, mais surtout que les prêtres pédophiles s’avèrent beaucoup plus nombreux qu’on ne le pensait. Au fur et à mesure que leur enquête va progresser, l’Église va faire de plus en plus pression sur eux et leur mettre des bâtons dans les roues en intimidant les témoins et en les dissuadant de parler.

J’ai arrêté avant la fin tellement je me suis ennuyée. Désolée, mais vraiment ! Heureusement que j’aime les acteurs qui jouent dedans, mais j’ai trouvé que le sujet était traité d’une façon particulièrement lourde. J’ai été super déçue. En fait, à part les acteurs, il n’y a rien… pas d’émotion, c’est plat, mou, j’ai attendu quelque chose qui ne se passait pas. Je n’y ai vraiment pas trouvé mon compte. Et vous ? D’ailleurs, j’ai largement préféré The Revenant, l’un des films contre lequel Spotlight était en compétition.

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