Blabla

Offrir un cadeau à un enfant… l’angoisse

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A Noël dernier, on a vécu notre première vraie honte de parents. Axel ouvrait ses cadeaux de Noël, sous les yeux de la famille, quand au moment où il découvrait le premier cadeau, il sort l’air déçu (peut-être même un peu fâché) : « Mais c’est pas ce que je voulais. » Et il passe au cadeau suivant sans s’attarder sur le premier.

Il faut savoir que chez nous, il n’y a pas de liste au Père Noël. Mais on aiguille bien volontiers les membres de la famille qui voudraient une idée pour nos bambins. De notre côté, on sait toujours à peu près ce qui leur ferait plaisir à tel moment, et puis on se parle, c’est mieux qu’une liste.

Ce week-end, nous avons fait un passage de 24 h à Paris et comme nous avons eu le temps de nous promener un peu autour du Sacré Cœur, on s’est dit qu’on leur ramènerait volontiers un petit quelque chose. Notre choix s’est porté sur deux sets de table estampillés Paris, rien de fou. Lorsqu’Axel découvre le sien, quelle est sa réaction ? « Oh, c’est ce que je voulais ! C’est vraiment trop beau ! » Sans doute en a-t-il fait un peu trop, mais ça rééquilibre largement l’épisode de Noël. Espérons que ça dure… en tout cas, faisons en sorte que ce soit le cas.

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Balade

Musée Miniature et Cinéma

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Je vous le disais il y a quelques jours, je suis allée faire un tour à Lyon le dernier week-end des vacances. J’y retrouvais my very good friend JD qui avait eu l’occasion de bien repérer les lieux puisqu’il y séjournait depuis quelques mois. Il m’avait parlé de ce musée et m’avait dit que c’était le genre d’endroit qui devait me plaire, j’ai donc suivi son conseil et nous y sommes allés (à nouveau pour lui). Voilà ce qui est dit sur ce musée sur la page d’accueil du site :

Fondé par le miniaturiste Dan Ohlmann, le Musée Miniature et Cinéma présente en exclusivité à Lyon deux collections rares et insolites :

D’une part celle des scènes en miniature d’artistes miniaturistes internationaux soit 100 reproductions hyperréalistes de nos espaces de vie quotidienne.
D’autre part une exposition unique en Europe permettant de tout comprendre sur les techniques des effets spéciaux du cinéma. Ce parcours pédagogique illustré par plus de 400 objets originaux de tournages révèle la magie des plus grands studios de cinéma actuels.

C’était tout simplement génial. J’avais un peu peur que ce soit ringard, pas moderne du tout et je me suis royalement trompée. On y trouve des objets des films les plus populaires que ma génération connaisse : Retour vers le futur, Jurassic Park, Aliens, Mme Doubtfire pour ne citer que ceux-là. Il y a pas mal d’objets provenant de films d’horreur (mais de films d’horreur relativement populaires). C’est d’ailleurs assez drôle de voir l’Hoverboard ou la reine des Aliens sous des plafonds aux poutres apparentes. Et puis j’ai été époustouflée par les miniatures et le travail de précision qu’elles représentent. Si vous êtes à Lyon, c’est un passage obligé. (La plupart des photos sont prises devant une vitre, d’où les reflets)

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Cuisine

Tequila !

Hier, aux Etats-Unis et au Mexique, c’était la fête de Cinco de Mayo qui commémore la victoire de l’armée mexicaine sur les français à la bataille de Puebla (1862). Cela fait plusieurs années que j’en entends parler via les blogs américains que je visite et je me suis enfin décidée à aller voir le rapport que ça pouvait bien avoir avec les USA… et il n’y en a visiblement pas. Mais cette fête commémorative est devenue aux US une façon de célébrer la culture américano-mexicaine. Tous les prétextes sont bons pour faire la fête, Dieu qu’ils ont raison ! Alors, soyons beaux joueurs aussi et allons jusqu’au bout du cliché avec un petit cocktail à la tequila ! Avec des fraises !

(1 dose de tequila, 3 à 4 doses de limonade, une grosse poignée de fraises passées au blender, 1/2 citron vert ! Enjoy !)

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Cuisine

ZE cookies

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Cette fois, ça y est, je l’ai trouvée et je ne suis pas prête d’en changer : LA recette des meilleurs cookies faits maison que j’ai pu manger. Pour moi, un bon cookie, c’est un gâteau qui fait bien la paume de la main, pas trop épais, mais pas trop fin non plus. Un gâteau crunchy (qui « croque » un peu, mais pas trop) sur le dessus et chewy (tendre) à l’intérieur. J’ai bêtement trouvée la recette dans un bouquin de recettes de cookies que j’avais depuis mille ans. Au-delà de la recette, la cuisson est importante. Tout dépend du four, j’imagine, en tout cas, je n’ai pas pu suivre la température et le temps de cuisson qui étaient conseillés.  La recette préconisait d’ailleurs de faire un essai sur un cookie. Bon, c’est la 1re fournée toute entière qui a servi de test, mais les deux autres ont bien fonctionnées.

Pour environ 36 cookies

  • 375 gr de sucre de canne roux
  • 250 gr de beurre
  • 1 oeuf
  • 375 gr de farine
  • 1 càc d’extrait de vanille
  • 1 petite pincée de sel
  • 1/2 sachet de levure
  • un sachet de pépites de chocolat

Préchauffer le four à 180°. Mélanger le sucre et le beurre ramolli (j’aurais rêvé avoir un robot mélangeur). Ajouter l’œuf et l’extrait de vanille. A part, mélanger les ingrédients secs restant : farine, sel, levure, pépites de chocolat. Les incorporer à la préparation en 3-4 fois. Quand la préparation est homogène, faire des boules de pâte. Les poser sur une plaque sur du papier sulfurisé et les écraser un peu. Faire chauffer environ 10 minutes.

C’est le temps de cuisson qu’il m’a fallu pour qu’ils aient la consistance parfaite, ne pas hésiter à faire un essai. Sous cloche, ce sont les cookies de la 1re fournée, qui ont cuit trop longtemps (avec un four par assez chaud) et qui se sont ratatinés, ce qui n’enlève rien au goût. C’est la consistance qui pêche.

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1990, 2007, 2013, 2016

Alors depuis que je me suis lancé le défi de regarder tous les films ayant reçu l’oscar du meilleur film depuis mon année de naissance (1980), voilà où j’en suis :

Miss Daisy et son chauffeur (meilleur film 1990)

À la fin des années 1940, miss Daisy, une vieille dame juive vivant à Atlanta en Géorgie, institutrice à la retraite, se retrouve dans l’incapacité de conduire sans endommager sa voiture.

Son fils, Boolie, patron d’une filature de coton, décide d’embaucher un chauffeur pour sa mère. Hoke, un homme noir chrétien d’une cinquantaine d’années, doux et sympathique, postule pour le poste et l’obtient. Néanmoins, Boolie prévient Hoke qu’il restera sous son autorité afin de lui éviter d’être congédié pour une raison même futile par sa mère, une femme au caractère acariâtre. Au fil du temps, le chauffeur parvient à apprivoiser sa patronne, et c’est ainsi que va se tisser une amitié qui durera 25 ans.

Lorsque miss Daisy devient sénile, elle est placée dans une maison de retraite. Hoke lui rend visite de temps en temps.

Je ne suis pas très douée pour faire une critique de film, donc je ne m’étendrais pas trop, mais disons que je n’ai pas bien compris l’intérêt de ce film. Peut-être les acteurs sont-ils formidables (malheureusement je l’ai vu en VF, ce qui a sans doute faussé la donne), l’histoire aussi, mais moi, ça ne m’a pas touchée. Voire, je ne comprends pas qu’il ait gagné contre Le Cercle des poètes disparus. C’était malheureusement très plat, mais je n’ai pas l’impression pour autant d’avoir perdu 1h40 de ma vie.

No Country for old men (meilleur film 2007)

Texas, 1980. Alors qu’il chasse près de la frontière du Mexique, Llewelyn Moss (Josh Brolin) découvre par hasard les cadavres d’une bande de trafiquants de drogue et une mallette contenant deux millions de dollars dont il s’empare. Il se retrouve poursuivi par Anton Chigurh (Javier Bardem), un tueur à gages psychopathe engagé initialement pour récupérer l’argent, et le shérif Bell (Tommy Lee Jones), un homme vieillissant et désabusé…

Ou comme l’ont intitulé les canadiens Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme (avec l’accent, siou plaît). Je l’ai vu il y a un mois environ et bien que j’ai le souvenir d’avoir aimé, je ne me souviens pas de grand chose de plus… Mis à part que c’était globalement froid comme film. En tout cas, même s’il est vague, le souvenir n’est pas désagréable.

Argo (meilleur film 2013)

En 1979, un responsable de la CIA charge un agent de libérer des diplomates américains réfugiés à l’ambassade du Canada à Téhéran, Iran, à la suite de la prise de l’ambassade américaine dans ce pays (cf. « crise iranienne des otages »). Il monte de toutes pièces un projet de film, faisant passer les diplomates pour les membres d’une équipe de tournage venue faire des repérages pour un film de science-fiction intitulé Argo.

Voilà un film que j’ai regretté de ne pas avoir vu plus tôt. Le sujet ne m’emballait pas à la base. J’avais peur que ce soit un film trop politique ou qui parle trop de guerre, ou des problèmes au Moyen-Orient. Et au final, je m’étais trompée. C’était prenant, passionnant, j’ai eu mal au bide jusqu’au dernier moment.

Spotlight (meilleur film 2016)

En 2001, le Boston Globe voit ses chiffres de vente chuter légèrement. Le nouveau rédacteur en chef, Marty Baron, décide de relancer le journal avec une affaire d’envergure : plusieurs prêtres dans leur ville ont été accusés d’avoir abusé sexuellement d’enfants et s’en sont tirés sans qu’il y ait de poursuites. Baron charge l’équipe Spotlight – une équipe spécialisée dans le journalisme d’investigation – d’enquêter sur ces prêtres et de prouver non seulement leur culpabilité mais aussi que leur supérieur, le cardinal Bernard Law, et les plus hautes instances de l’Église catholique étaient au courant et ont étouffé l’affaire à chaque fois par la corruption ou les menaces.

Grâce à l’aide éclairée de Mitchell Garabedian, un avocat qui a essayé plusieurs fois de révéler la vérité sur l’Église, l’équipe Spotlight, dirigée par Walter Robinson, va enquêter pendant des mois sur l’affaire et découvrir que non seulement l’Église a étouffé chacune de ces affaires en utilisant les services d’avocats véreux qui ont négocié de grosses indemnités avec les parents des enfants abusés, mais surtout que les prêtres pédophiles s’avèrent beaucoup plus nombreux qu’on ne le pensait. Au fur et à mesure que leur enquête va progresser, l’Église va faire de plus en plus pression sur eux et leur mettre des bâtons dans les roues en intimidant les témoins et en les dissuadant de parler.

J’ai arrêté avant la fin tellement je me suis ennuyée. Désolée, mais vraiment ! Heureusement que j’aime les acteurs qui jouent dedans, mais j’ai trouvé que le sujet était traité d’une façon particulièrement lourde. J’ai été super déçue. En fait, à part les acteurs, il n’y a rien… pas d’émotion, c’est plat, mou, j’ai attendu quelque chose qui ne se passait pas. Je n’y ai vraiment pas trouvé mon compte. Et vous ? D’ailleurs, j’ai largement préféré The Revenant, l’un des films contre lequel Spotlight était en compétition.